SECOND RAPPORT, 8 juin 2010

Publié le par patxi

SECOND RAPPORT SUR LA CARAVANE HUMANITAIRE BETY CARIÑO ET JYRI JAAKKOLA.

8 juin 2010.

La caravane s'apprête à entrer dans la Communauté d'Agua Fría, une communauté de la Commune autonome de San Juan Copala, et la ministre de l'(in)justice de l'État d'Oaxaca, María de la Luz Candelaria Chiñas, a dit qu'elle veut entamer une négociation avec le coordinateur du PRD, Alejandro Encinas Rodríguez ; cependant, la décision n'appartient pas à un parti.

La brigade mobile de communication confirme également que, depuis hier, l'UBISORT recrute des militants du PRI, pour réaliser un blocage à Juxtlahuaca, et de cette manière ne pas laisser passer la caravane humanitaire. L'UBISORT a organisé un encerclement paramilitaire qui ne permet pas de vivre en paix aux 70 familles qui vivent sous ce siège paramilitaire, et aujourd'hui les autorités complices n'ont rien fait.

Dans ces conditions, la caravane va faire demi-tour, puisqu'il n'y a pas de garanties ; car les déclarations de la ministre de la justice signalent que d'après leurs informations, des membres de l'UBISORT ont installé des barrages en un lieu proche de San Juan Copala, et que des groupes du MULTI en ont fait autant, ce qui pourrait "engendrer des actions que réaliseraient ces personnes et qui seraient hors de contrôle malgré l'opération de sécurité que réalise le gouvernement de l'État". (Ils reconnaissent donc l'impunité dont profitent ces groupes.)

En ce sens se confirme la complète impunité dont jouissent ces groupes paramilitaires dans la région triqui, et le fait que le peuple de la Commune autonome de San Juan Copala vit en complet état de siège, sans nourriture, sans services, et harcelé. Et comme cette caravane humanitaire est pour la vie, et que les gouvernements [de l'État et de la Fédération] proposent la mort, et que ce n'est pas la mort que nous cherchons, les membres de la caravane retournent sur Huajuapan pour dénoncer la vague de harcèlement qu'ils ont subie en essayant d'entrer, qui est un peu du harcèlement qui encercle et pénètre la zone pour la Commune autonome de San Juan Copala.

C'est pourquoi nous exigeons le démantèlement des groupes paramilitaires.

Paramilitaires et militaires hors de la région TRIQUI !
Responsabilité directe d'ULISES RUIZ ORTIZ et FELIPE CALDERÓN.
JUSTICE ET LIBERTÉ POUR L'AUTONOMIE DE SAN JUAN COPALA.

Assemblée pour la défense de la terre et du territoire de l'isthme de Tehuantepec, Brigades indigènes 94, CACITA, CASOTA, Coatlicue, Collectif Revolver, Communauté Benito Juárez Chimalapa, Coordination de la jeunesse libertaire, Front civique téotitèque, Yunhiz Espace Alternatif, Radio Ricardo Flores Magón, Radio Totopo, Université de la Terre, Famille de Lorenzo Sampablo, VOCAL, Autonomie radiophonique, Radio Plantón.

RENCONTRE COMMUNE DE COORDINATION DES MÉDIAS

Traduit par el Viejo.

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